Biodiversité

18 février 2025

Auteur·es: Julien Bredy
Vous êtes gérant d’un tiers-lieu sensible aux questions de biodiversité et vous souhaitez mesurer les pratiques mises en place sur votre site ?

Notre premier volet dédié à l’évaluation des effets environnementaux des lieux vous a permis de cartographier les actions mises en place sur 5 grandes dimensions relatives à la transition écologique, dont la biodiversité. Sur cette dimension, trois types d’actions avaient été identifiées, à savoir celles qui relèvent du “Mieux connaître la nature sur le lieu”, celles qui permettent “d’encourager la biodiversité” et enfin celles qui visent à “limiter les pressions sur la biodiversité”. Si la mise en place des actions dépend fortement du contexte de chaque lieu et du rapport à la nature qu’il entretient, certains lieux, à l’instar de la Ferme de la Cure, ont une approche transversale des enjeux de biodiversité. Afin de mieux connaître la nature sur le lieu, la Ferme réalise par exemple des animations Nature à travers l’observation et la recherche et affiche des panneaux pédagogiques sur les espèces présentes sur site. Pour encourager la biodiversité, le lieu l’inclut directement dans son design en essayant d’intégrer les dynamiques existantes à l’échelle du site et de son territoire. On retrouve par exemple des abris variés en fonction des espèces répertoriées. Enfin, pour limiter les pressions sur la biodiversité, la ferme a aménagé des espaces naturels et zones dédiées tout en intégrant des végétaux locaux. 

 

Une fois cette cartographie des pratiques et des actions effectuée, on peut se demander comment mettre en œuvre un processus évaluatif plus abouti concernant la biodiversité. Sous quel angle aborder l’évaluation de cette dimension ? Quels sont les méthodologies et les indicateurs les plus adaptés pour la biodiversité ? Peut-on se saisir de ces méthodes même sans être expert de la biodiversité ? Et si oui, comment ?

 

Grâce à des retours d’écologues, nous avons pu établir quelle méthode d’évaluation est la plus adaptée lorsque l’on gère un tiers-lieu, sans être un expert sur les sujets de biodiversité. 

 

On ne peut pas aborder les sujets de biodiversité et d’évaluation en tant que tiers-lieux sans aborder la question de ses effets sur celle-ci. En l’espèce, il ressort de nos différents entretiens avec des experts et acteurs de l’écosystème que l’effet le plus palpable que l’on peut avoir est indéniablement la sensibilisation de ses acteurs. Par leur nature, les tiers-lieux sont spécifiquement des espaces d’innovation et d’engagement du collectif, ce qui en fait des vecteurs idéaux de sensibilisation pour les questions de biodiversité. 

A travers différents outils, vous pouvez impliquer vos publics et vos équipes afin de les sensibiliser sur le sujet et mettre en place ensemble des actions pour la biodiversité sur votre site. Et en bonus, vous pouvez même aider la communauté scientifique à récolter des données afin de protéger la biodiversité au-delà des murs de votre tiers-lieu !

Le plus important c’est d’utiliser nos efforts et notre engagement pour donner la place aux autres êtres vivants.” Laurie Targa, le Laboratoire Sauvage

Partie 1

En tant que gestionnaire d’un tiers-lieu, comment mesurer ses pratiques sans être expert de la biodiversité ?

 

Pourquoi, quand on parle de biodiversité en tant que tiers-lieux, il est plus intéressant de quantifier ses actions plutôt que leurs effets ? Ou d’évaluer directement l’état de la biodiversité sur son site ?

Lorsqu’il s’agit d’évaluer l’effet de ses pratiques sur la biodiversité, l’échelle d’analyse n’est pas la même que celle d’un bilan carbone ou celle d’un suivi des entrant et sortant d’une activité de réemploi. Mais pourquoi cette différence ? 

En effet, la biodiversité n’est pas seulement affectée par vos pratiques et les actions mises en place ; une multitude d’autres facteurs non mesurables entrent en jeu. L’évolution du nombre d’individus présents sur votre site est donc difficilement rattachable aux actions mises en place. Par exemple, ce n’est pas parce que le nombre d’oiseaux observés sur votre lieu évolue que ce changement reflète forcément un impact de vos actions.

Comme nous l’indique Laurie Targa, travaillant pour l’association Laboratoire Sauvage, pour être appréhendée, cette variabilité naturelle demande beaucoup, beaucoup, de données, relatives à votre site, au territoire, au climat, aux pollutions, etc… Cette étude scientifique nécessitera alors le travail d’experts, du temps et des ressources avec une observation de la biodiversité sur plusieurs cycles de saisons et sur plusieurs années afin de récolter ces nombreuses données.

De plus, un tiers-lieu peut toujours réaliser un inventaire de biodiversité accompagné d’un écologue mais dans quel but ? Construire un indicateur basé sur le nombre d’individus, sans mener cette étude sur une longue période, ne sera pas forcément représentatif de la réalité.

A l’échelle d’un gestionnaire de tiers-lieu sans connaissances professionnelles des enjeux de biodiversité, il est ainsi difficile de mesurer la biodiversité de façon complexe. En revanche, il n’est pas impossible de récupérer des données scientifiques, au contraire, la nature collective des tiers-lieux la facilite, notamment à l’aide des sciences participatives (cf partie 2).

A défaut de réaliser un suivi-évaluation de la biodiversité sur son lieu, comment évaluer les actions mises en place ? 

Si vous êtes gestionnaire de tiers-lieu et désirez évaluer ou rendre compte de vos initiatives sur la biodiversité sur votre site, il s’agit alors plutôt de se fixer des objectifs réalisables et de quantifier ses efforts en faveur de celle-ci. Par exemple : Je mets en place un abri pour les chauve-souris plutôt que d’essayer de les compter. On ne parle alors plus tant d’indicateurs d’impacts que de résultats. Plutôt que de se baser sur le nombre d’individus présents (qui n’est pas forcément représentatif), l’indicateur est alors plutôt : je mets en place ou non des initiatives pour accueillir la biodiversité.

 

Notre ressource inspirante pour quantifier les actions mises en place sur votre lieu, en fonction de sa cartographie : 

 

En se basant sur ce constat, nous avons créé un outil sous la forme d’un tableur simple et ludique, décrivant un inventaire d’initiatives faisables à l’échelle d’un tiers-lieu, adaptées à leur cartographie et les types d’environnements présents sur le site.

 

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive et vous pouvez librement vous l’approprier et y ajouter vos propres initiatives et types de terrains. Cet outil vous permet alors de visualiser le champ des actions réalisables sur votre site tout en vous permettant d’instaurer un suivi de celles mises en place.

 

Cette ressource se veut accessible à tous niveaux; vous pouvez vous en servir directement comme tableau de bord de vos initiatives. L’indicateur évalué est alors la bonne mise en place des actions que vous estimez intéressantes par rapport aux spécificités de votre tiers-lieu, ainsi que leur efficacité. Par exemple, si vous souhaitez végétaliser davantage votre tiers-lieu afin d’accueillir plus de biodiversité et que vous disposez de toits-plats, nous proposons d’y installer du terreau. L’indicateur est alors la mise en place de cette action; celui-ci est alors validé si vous constatez l’installation de végétation ou la présence de faune sur ce toit après l’avoir recouvert. Objectif réussi : Votre tiers-lieu est un peu plus végétalisé !

 

Fun fact : Ne rien faire c’est aussi réaliser une action pour la biodiversité ! Comme le dit Grégoire Loïs, la nature n’a pas besoin de l’Homme pour se propager, elle le fait déjà très bien toute seule depuis des millions d’années. Il est plus dur de lutter contre l’installation de la biodiversité que de l’accueillir. Laissez une partie de votre terrain en friche et vous constaterez un boom de biodiversité !

 

Nous fournissons ainsi une liste, non exhaustive d’exemples d’actions que vous pouvez modifier ou nourrir selon vos besoins. L’outil étant libre et open-source, n’hésitez pas à contribuer !

 

 

PARTIE 2

La sensibilisation : Effet spécifique des tiers-lieux permise par leur nature collective et citoyenne

Valorisez la biodiversité locale tout en encapacitant vos publics :

Mettre en place des actions pour la biodiversité est toujours bénéfique, néanmoins en tant que tiers-lieu, votre force particulière est la sensibilisation de vos publics.

En effet, comme nous l’expose Grégoire Loïs, ornithologue et directeur adjoint du programme Vigie-Nature, en mettant en place un projet commun et inclusif autour de la biodiversité : “le regard sur le vivant évolue”.

En incluant des acteurs internes et externes dans votre démarche, les effets de vos actions sur la biodiversité peuvent dépasser les murs de votre tiers-lieu.

Par exemple, Françoise Lacotte, cofondatrice du tiers-lieu La Verrerie à Arles, travaillant avec des publics scolaires à travers les labels Aire éducative de l’OFB et Coin Nature du FRENE, ainsi que Nicholas Henderson, membre du collectif “Faire tiers-lieu pour le Vivant” et réalisant des cartographies sensibles de tiers-lieux, nous le confirment tous les deux : Après avoir inclus des enfants dans des projets en faveur de la biodiversité sur un site, et lorsqu’on demande à l’un d’entre eux d’illustrer d’illustrer un jardin en début et en fin de projet, la différence est nette. Le second dessin décrit animaux, insectes et plantes de façon précise alors que le premier ne les représentait quasiment pas.

Les sciences participatives comme facteur de lien social avec un objectif plus large :

Dans un tiers-lieu, les sciences participatives apparaissent naturellement comme la forme la plus adaptée de mobilisation et de sensibilisation à la biodiversité. Sans être des experts sur le sujet, chaque acteur peut s’en saisir afin d’identifier collectivement la biodiversité présente sur son site tout en participant à l’effort de recueil de données pour faire avancer la recherche scientifique. Mieux connaître cette biodiversité vous permettra ensuite de mettre en place des actions pour lui offrir un habitat de meilleure qualité (cf ressource encapacitante).

La biodiversité est alors un très bon prétexte de sensibilisation et d’implication des divers acteurs de votre tiers-lieu ! En se saisissant des sciences participatives, vous pourrez, à l’aide de vos divers publics, inventorier à votre échelle la biodiversité présente sur votre site en découvrant la présence de telle ou telle espèce; l’intérêt peut alors être multiple :

  • Identifier la biodiversité présente sur votre site à une période donnée
  • Participer à la sensibilisation des occupants ou du public
  • Permettre la remontée de données pour la communauté scientifique et améliorer les connaissances sur la biodiversité à l’échelle nationale afin de mieux la protéger.
  • Mettre en place des initiatives en faveur de la biodiversité identifiée (cf ressource encapacitante)

Par exemple, pour identifier les espèces, vous pouvez amener votre public, vos occupants, ou encore vos équipes à utiliser des applications accessibles aux amateurs telles que Birdlab : Accessible à tout niveau, observez en temps réel le comportement des oiseaux à la mangeoire en hiver tout en répondant à des quizzs vous permettant d’apprendre à reconnaître les espèces d’oiseaux présentes sur votre site.

Les informations recueillies via ces applications seront par la suite partagées à la communauté scientifique pour alimenter la recherche sur la biodiversité à l’échelle nationale.

Sur un autre format, vous pouvez vous former, ainsi que les autres acteurs engagés, à la reconnaissance de la faune et de la flore avec des applications qui analysent directement vos photos. Utilisez-en une ou plusieurs pour comparer vos résultats !

 

Valorisez la biodiversité locale tout en encapacitant vos publics :

Il est toujours bénéfique de mettre en place des actions en faveur de la biodiversité et particulièrement en tant que tiers-lieu, ayant pour effet spécifique la sensibilisation de vos publics.

En effet, comme nous l’expose Grégoire Loïs, ornithologue et directeur adjoint du programme Vigie-Nature, en mettant en place un projet commun et inclusif autour de la biodiversité : “le regard sur le vivant évolue”.

En incluant des acteurs internes et externes dans votre démarche, les effets de vos actions sur la biodiversité peuvent dépasser les murs de votre tiers-lieu.

Françoise Lacotte, cofondatrice du tiers-lieu La Verrerie à Arles, travaillant avec des publics scolaires à travers les labels Aire éducative de l’OFB et Coin Nature du FRENE, ainsi que Nicholas Henderson, membre du collectif “Faire tiers-lieu pour le Vivant” et réalisant des cartographies sensibles de tiers-lieux, nous le confirment tous les deux. Après avoir inclus des enfants dans des projets en faveur de la biodiversité sur un site, et lorsqu’on demande à l’un d’entre eux d’illustrer d’illustrer un jardin en début et en fin de projet, la différence est nette. Le second dessin décrit animaux, insectes et plantes de façon précise alors que le premier ne les représentait quasiment pas.

Les sciences participatives comme facteur de lien social avec un objectif plus large :

Dans un tiers-lieu, les sciences participatives apparaissent naturellement comme la forme la plus adaptée de mobilisation et de sensibilisation à la biodiversité. Sans être des experts sur le sujet, chaque acteur peut s’en saisir afin d’identifier collectivement la biodiversité présente sur son site tout en participant à l’effort de recueil de données pour faire avancer la recherche scientifique. Mieux connaître cette biodiversité vous permettra ensuite de mettre en place des actions pour lui offrir un habitat de meilleure qualité (cf ressource encapacitante).

La biodiversité est alors un très bon prétexte de sensibilisation et d’implication des divers acteurs de votre tiers-lieu ! En se saisissant des sciences participatives, vous pourrez, à l’aide de vos divers publics, inventorier à votre échelle la biodiversité présente sur votre site en découvrant la présence de telle ou telle espèce; l’intérêt peut alors être multiple :

  • Identifier la biodiversité présente sur votre site à une période donnée
  • Participer à la sensibilisation des occupants ou du public
  • Permettre la remontée de données pour la communauté scientifique et améliorer les connaissances sur la biodiversité à l’échelle nationale afin de mieux la protéger.
  • Mettre en place des initiatives en faveur de la biodiversité identifiée (cf ressource encapacitante)

Par exemple, pour identifier les espèces, vous pouvez amener votre public, vos occupants, ou encore vos équipes à utiliser des applications accessibles aux amateurs telles que Birdlab : Accessible à tout niveau, observez en temps réel le comportement des oiseaux à la mangeoire en hiver tout en répondant à des quizzs vous permettant d’apprendre à reconnaître les espèces d’oiseaux présentes sur votre site.

Les informations recueillies via ces applications seront par la suite partagées à la communauté scientifique pour alimenter la recherche sur la biodiversité à l’échelle nationale.

Sur un autre format, vous pouvez vous former, ainsi que les autres acteurs engagés, à la reconnaissance de la faune et de la flore avec des applications qui analysent directement vos photos. Utilisez-en une ou plusieurs pour comparer vos résultats !

Découvrez les protocoles applicables
Image interactive
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Obsidentify
Identifier les espèces de faune ou de flore à l'aide d'une photo datée et géolocalisée (tout en essayant de capter le meilleur angle pour avoir le plus de précisions possibles sur le sujet). Sur le site web, on peut également télécharger des sons d'oiseaux ou, dans le cas où l'on ne dispose pas d'éléments mais qu'on pense avoir aperçu une espèce, décrire ce qui a été observé (exemple : un hérisson d'Europe). En savoir plus
INPN Espèces
Seule application en France permettant de découvrir l'ensemble des espèces de la faune et de la flore françaises (métropole et outre-mer) à travers leurs caractéristiques, leur répartition ou encore leur statut de conservation. Grâce à une entrée facilitée par l'image et à une géolocalisation depuis son mobile, chacun peut ainsi en un clic mieux connaître la nature autour de soi. En savoir plus
Merlin Bird ID
Identifier les oiseaux à l'aide d'une photo ou d'enregistrement, on conseille de coupler l'utilisation des deux applications, les chances de se tromper d'espèce sont alors très faibles ! En savoir plus
Birdnet
Identifier les oiseaux à l'aide d'une photo ou d'enregistrement, on conseille de coupler l'utilisation des deux applications, les chances de se tromper d'espèce sont alors très faibles ! En savoir plus
Plantnet
Identifier une plante à partir d'une photo et possibilité de les trouver sur une carte du territoire : elle aide à visualiser quel type d'espèces végétales on peut retrouver sur son lieu. En savoir plus
Observation.org
Identifier la faune et la flore en déposant des photos et donne accès à l'avis des naturalistes. De plus, les données sont partagées au Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF) faisant avancer la recherche ! En savoir plus
Inaturalist
Identifier la faune et la flore en déposant des photos et donne accès à l'avis des naturalistes. De plus, les données sont partagées au Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF) faisant avancer la recherche ! En savoir plus

L’utilisation de ce type d’application est très facile à mettre en place dans un tiers-lieu et fonctionne très bien sous forme d‘ateliers simples et rapides pour mobiliser les parties prenantes du lieu et leur donner l’envie de s’y intéresser !

Conséquence directe : vous et vos acteurs êtes sensibilisés et encapacités sur les sujets de biodiversité. De plus, la contribution scientifique via la récolte de données est un aspect non négligeable permettant de retracer l’évolution des espèces dans la région. Grâce à une petite action, vous participez ainsi à la reconnaissance et la préservation de la biodiversité sur tout votre territoire !

Si vous désirez aller plus loin et pérenniser ce type d’initiatives, il est possible de mettre en place des protocoles de sciences participatives, construits par des experts et accessibles aux amateurs.

C’est notamment le cas avec le programme Vigie-Nature, développé par le Muséum National d’Histoire Naturelle, qui est ouvert aux débutants comme aux plus expérimentés. Celui-ci propose des protocoles scientifiques simples, et permet à tous de contribuer à la recherche tout en découvrant la biodiversité qui nous entoure, que l’on soit en ville ou à la campagne.

schéma

Nous avons sélectionné quelques exemples de protocoles applicables à l’échelle d’un tiers-lieu selon le contexte dans lequel vous vous situez :
Découvrez les protocoles applicables
Image interactive
Sauvages dans ma rue
À travers l'application éponyme, elle offre un observatoire participatif afin de mieux connaître la flore sauvage que l'on retrouve en milieu urbain. Il s'agit alors de choisir une rue et d'identifier le maximum de plantes possibles et leur milieu avec possibilité de photographier l'espèce en cas de doute. Les données sont ensuite partagées à la communauté de scientifiques de Vigie-Nature et permettent une meilleure connaissance de la biodiversité en ville. En savoir plus
Florilège-Prairies
À l'aide de ce protocole, recensez 60 espèces dans 10 carrés de 1m2 au sein de votre espace de prairie. Pour vous aiguiller, un livret d'accompagnement et des fiches terrains complétées d'un guide d'identification des plantes ("La clef des prairies") sont mis à votre disposition. Vous pourrez ainsi inventorier les espèces présentes dans votre espace de prairie tout en améliorant la connaissance des pratiques de gestion sur la qualité écologique des prairies (qu'elles soient en friche ou tondues) En savoir plus
Propage
Ce protocole simple et rapide et accessible aux amateurs, vous permet de suivre les papillons de jour, une espèce sensible aux perturbations, vous permettant d'évaluer la qualité de votre site, le comparer à d'autres et suivre l'évolution de l'impact de votre pratique au cours du temps. Ce protocole permet d'établir un indicateur de qualité écologique de votre lieu, qui pourra par la suite être apprécié en comparaison à d'autres résultats. En savoir plus
Vigie-flore
Ce protocole vient permettre aux botanistes amateurs d'apprécier le suivi des changements d'abondance des espèces végétales les pus communes en France tout en participant à l'amélioration de la connaissance scientifique de l'impact humain sur l'évolution de la végétation française. En savoir plus
Oiseaux des jardins
Sur deux weekends par an ou durant toute l'année, comptez les oiseaux présents sur votre terrain. Toutes les données récoltées seront prises en compte même si vous n'êtes pas un expert. Vous pourrez ainsi inventorier les oiseaux (et espèces) présents sur votre site tout en aidant les scientifiques à comprendre quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins. Ce programme existe également pour les papillons (opération papillons), les escargots (opération escargots) et les bourdons (observatoire des bourdons). En savoir plus
Qubs
Ce programme accessible aux amateurs permet à travers différents protocoles d'observer de façon facile l'état de la biodiversité présente dans dans le sol de votre lieu (vers de terre, fourmis, cloportes, escargots…). Tout en établissant la qualité écologique de votre sol et en apprenant la favoriser, vous aidez les scientifiques à comprendre la relation entre environnement et qualité des sols. En savoir plus
Vigie-chiro
Au choix, à travers un protocole routier, pédestre ou "point fixe", écoutez l'activité des chauve-souris présentes sur votre site ou autour tout en faisant remonter les données à la communauté scientifique pour comprendre leur fonctionnement et comment mieux les protéger. En savoir plus
Vigie-Nature école
Ce programme est proposé aux scolaires dans le but de faire découvrir et de suivre la biodiversité commune à travers 10 protocoles scientifiques tout en partageant les données récoltées aux chercheurs du Muséum d'Histoire Naturelle. En savoir plus

Pour chaque protocole, retrouvez des relais Vigie-Nature partout en France pour vous accompagner : https://www.vigienature.fr

 

Vous pouvez également toujours vous faire accompagner dans vos pratiques (qu’il s’agisse de mettre en place des actions ou des protocoles de sciences participatives) par des écologues bénévoles ou volontaires dans des associations près de votre tiers-lieu. Vous trouverez ci-dessous des organismes pouvant vous accompagner dans la mise en place d’initiatives en faveur de la biodiversité sur votre lieu :

L’Observatoire Agricole de la Biodiversité qui peut accompagner des tiers-lieux nourriciers ou menant des activités agricoles.

Cet article est publié en Licence Ouverte 2.0 afin d’en favoriser l’essaimage et la mise en discussion.

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